Avocats au Barreau de Paris
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    Schmidt Brunet Litzler a accompagné la société américaine Web Industries Inc. dans l’acquisition des sociétés françaises Omega Systèmes Atlantique et Omega Systèmes Aquitaine.

    La cession est intervenue entre Web Industries International Holding Company (filiale à 100% de Web Industries Inc.) et la société Omega Systèmes (société mère d’Atlantique et Aquitaine). Web Industries est un fabricant de matériaux de haute précision, notamment de composites haute performance utilisés dans les secteurs de l’aéronautique, de la défense et de l’industrie. Oméga Systèmes Atlantique et Omega Systèmes Aquitaine sont spécialisées dans le formatage de matériaux avancés pour l’aéronautique, la défense et les applications industrielles sur les sites de production de Nantes et Bordeaux.

    Web Industries était conseillée par :

    A Paris, le Cabinet Schmidt Brunet Litzler avec les avocats Philippe Schmidt, Aude Le Tannou, Sara Buonomo et Jean Barrouillet (sur les aspects corporate et fiscaux), Bénédicte Litzler (sur les aspects de droit social), Delphine Brunet-Stoclet et Marion Bombard (sur les aspects de propriété intellectuelle), ainsi que Jean-Bernard Lunel (sur les aspects de droit immobilier).
    A Boston, par le cabinet Bowditch & Dewey, LLP à Boston avec les avocats Jane V. Hawkes et Christopher Marquis. 
    Omega Systèmes était accompagnée à Nantes par le cabinet Parthema Avocats avec Thomas Hoobergs (sur les aspects corporate), Marie-Pierre L’Hopitalier (sur les aspects de propriété intellectuelle) ainsi que Elodie Raynaud (sur les aspects de droit immobilier).

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    L’ordonnance n°2017-1387 du 22 septembre 2017 relative à la prévisibilité et la sécurisation de la relation de travail, a permis aux employeurs et aux salariés de connaître à l’avance, les enjeux financiers d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse devant le Conseil de prud’hommes, en prévoyant un barème d’indemnité.

    Ainsi, si le salarié ou l’employeur refuse une réintégration dans l’entreprise, le juge accorde au salarié une indemnité dont les montants minimum et maximum sont déjà déterminés par ce barème, selon l’ancienneté du salarié et la taille de l’entreprise (Article L.1235-3 du Code du travail).
    Ce barème est en revanche exclu en cas de licenciement jugé nul en raison de la violation d’une liberté fondamentale, de harcèlement ou d’une discrimination (Article L.1235-3-1 du Code du travail).

    La fixation de ces barèmes a généré des contestations et a fait couler beaucoup d’encre.

    Par une décision en date du 7 décembre 2017, le Conseil d’Etat a rejeté la requête de la Confédération générale du travail qui soulevait l’inconventionnalité de ce barème.

    De même, par une décision n°2018-761 DC en date du 21 mars 2018, le Conseil Constitutionnel a déclaré le barème conforme à la Constitution française.

    Ce barème devait donc s’imposer au juge.

    Cependant, la fin de l’année 2018 et le début de l’année 2019 ont été marqués par plusieurs décisions de conseil de prud’hommes qui ont refusé d’appliquer ce barème. A notre connaissance, cinq conseils de prud’hommes (1) ont invalidé le barème des indemnités pour licenciement sans cause réelle et sérieuse.

    Au contraire, le conseil de prud’hommes de CAEN, dans un jugement de la section départage en date du 18 décembre 2018 (n°17/00193), l’a appliqué.

    La bataille judiciaire porte essentiellement sur deux points juridiques :

        – L’applicabilité directe des dispositions de la Convention n°158 de l’OIT et de la Charte Social Européenne par les juges français.
        – La conformité du barème avec les principes de réparation adéquate du préjudice subi dans le cadre de la rupture injustifiée du contrat de travail prévue aux articles 10 de la Convention n°158 de l’OIT et 24 de la Charte Sociale Européenne du 3 mai 1996.

    Selon les conseillers prud’hommes qui ont refusé d’appliquer le barème mis en place par l’ordonnance du 22 septembre 2017, celui-ci violerait la Charte Sociale Européenne et la Convention n°158 de l’OIT.

    Il nous faudra désormais attendre plusieurs mois pour connaître les décisions des Cour d’Appel et de la Cour de Cassation.

    Les employeurs et les salariés sont donc de nouveau dans l’incertitude : les premiers ne peuvent plus appréhender de manière précise leur risque judiciaire et les seconds ignorent les réels enjeux financiers d’une procédure qu’ils engageraient.

    (1) CPH de TROYES, par jugement du 13 décembre 2018, section Activité diverses ;
    CPH d’AMIENS, par jugement du 18 décembre 2018, section commerce ;
    CPH de LYON par jugement du 21 décembre 2018, section Activités diverses ;
    CPH de GRENOBLE par jugement du 18 janvier 2019, section industrie.
    CPH d’AGEN par jugement du 5 février 2019, section industrie.

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    En principe, les sociétés de personnes telles que les sociétés en nom collectif (SNC), les sociétés en commandite simple, les sociétés civiles ou encore les sociétés à responsabilité limitée dont l’associé unique est une personne physique (EURL), ne sont pas assujetties à l’impôt sur les sociétés (IS).

    Néanmoins, ces sociétés ont la possibilité d’opter pour l’IS.

    Pour être valable, l’option doit être notifiée à l’administration fiscale au plus tard avant la fin du 3ème mois de l’exercice au titre duquel la société souhaite être soumise pour la 1ère fois à l’impôt sur les sociétés.

    L’option ainsi exercée était, jusqu’à présent, irrévocable.

    Pour les exercices sociaux clos à compter du 31 décembre 2018, la loi de finances pour 2019 crée une exception à ce principe d’irrévocabilité.

    Dorénavant, les sociétés ayant opté pour leur assujettissement à l’IS pourront y renoncer au plus tard au cours du 5ème exercice suivant celui durant lequel l’option a été exercée.

    Pour être valable, cette renonciation devra être notifiée à l’administration fiscale avant la fin du mois précédant la date limite de versement du premier acompte d’impôt sur les sociétés du cinquième exercice.

    En l’absence de renonciation dans ce délai, l’option pour l’impôt sur les sociétés deviendra alors irrévocable.

    L’objectif ainsi poursuivi par le législateur est de permettre aux sociétés qui constateraient a posteriori que ce régime n’est pas le plus adapté à leurs besoins de ne pas être pénalisées en leur permettant de revenir sur leur décision.

    Fiscalement, la renonciation à l’option pour l’impôt sur les sociétés est considérée comme une cessation d’entreprise, ce qui entraîne en principe la taxation immédiate des bénéfices d’exploitation et des bénéfices en sursis d’imposition réalisés et n’ayant pas été imposés, de même que les provisions ou plus-values dont l’imposition avait été différée.

    Toutefois, en l’absence de création d’une personne morale nouvelle, une atténuation des conséquences de la cessation d’entreprise est prévue, si aucune modification n’est apportée aux valeurs comptables des éléments d’actif et si l’imposition demeure possible dans le cadre du nouveau régime fiscal dont relève la société.

    Demandez-nous conseil avant de prendre une telle décision.

© Schmidt Brunet Litzler